Marché de l'emploi : les métiers qui recrutent en 2019

Publié le 11/06/2019 Emploi

Alors que l’INSEE annonce un taux de chômage au plus bas depuis 10 ans, la France continue de faire face à un paradoxe: le pays frise les 6 millions de chômeurs quand certains secteurs peinent à recruter.

Dans cet article, faisons un tour d'horizon du marché du travail en France et de ses opportunités de recrutement.

Les catégories d'emploi dynamiques

L'enquête annuelle « Besoin de Main-d’œuvre » réalisée par Pôle Emploi auprès d'1,7 millions d'établissements français en 2018 avait révélé plus de 2,6 millions de projets de recrutement pour 2019, dont 66% en CDI ou CDD. Effectivement, on constate pour ces premiers mois de l'année, que les opportunités d'embauches sont nombreuses, variées et concernent toutes les régions. Parmi les secteurs qui recrutent le plus, le commerce de détail reste n°1. Il représente à lui seul 15% des offres d'emploi diffusées avec des postes de vendeurs, magasiniers et technico-commerciaux. Puis, suivent :

  • l'industrie, et notamment les métiers de manutentionnaires, caristes, chauffeurs,
  • la construction, avec déjà 7900 créations d'emploi (conducteurs d'engin, électriciens...) au 1er trimestre 2019,
  • les services aux entreprises,
  • les technologies de l'information et de la communication,
  • l'hôtellerie et la restauration.

Les métiers qui recrutent

Parmi les métiers les plus recherchés, la pépite de ce premier trimestre 2019, c'est le poste de conducteur·trice poids lourds, avec pas moins de 31 150 offres d'emplois diffusées en ligne ! En analysant le nombre d'offres uniques diffusées sur Internet, on recense ensuite les métiers de :

  • technicien·enne de maintenance,
  • serveur·se de restaurant,
  • ingénieur·e commercial,
  • électricien·enne,
  • comptable,
  • technico-commercial·e,
  • garde d'enfants,
  • vendeur·se,
  • cariste.

Les types de contrats les plus proposés

La part de CDI tient toujours le haut du classement parmi les types de contrats les plus proposés en France. En 2018, 85% des salariés occupaient un emploi à durée indéterminée. Le travail temporaire a, quant à lui, accusé un léger recul de -4% au cours du premier trimestre 2019, comparé à 2018 (36% des contrats proposés). Néanmoins, en croissance depuis janvier 2015, l'intérim se situe toujours à un niveau historiquement élevé. Un taux dû à l'évolution de l'emploi intérimaire qui a su développer des solutions pour l'emploi innovantes, comme le CDI intérimaire (58 400 CDII signés depuis sa création en 2014).

Parmi les secteurs qui recrutent le plus en intérim, on note 

  • le BTP (+12,9 % par rapport à 2018),
  • les services (+2,2 %),
  • le commerce (-0,1 %),
  • les transports (-5,8 %),
  • l’industrie (-7,3 %).

La part de CDD signés en ce début d'année 2019 reste stable par rapport à 2018 (16,9 % des contrats signés).

Les régions les plus dynamiques

La grande majorité des offres d'emploi sont concentrées en Île-de-France et en région Auvergne-Rhône-Alpes. En troisième position, arrivent les Hauts-de-France, talonnés par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que l'Occitanie.

Les secteurs les moins actifs

Face à ces secteurs en plein essor, d'autres connaissent un ralentissement, voire un net recul en 2019. C'est le cas des domaines suivants :

  • agriculture, viticulture, pêche et espaces verts,
  • tourisme, loisirs, spectacle, audiovisuel,
  • éducation, puériculture.

Ils concentrent le moins d’offres d’emploi diffusées tous domaines confondus. 

Les secteurs en tension

Par ailleurs, certaines entreprises rencontrent des difficultés de recrutement. Ces dernières s'expliquent par une inadéquation des profils avec le poste proposé ou un manque de candidatures entraînant une forte concurrence pour les talents.  C'est le cas du commerce et de la réparation automobile, de la métallurgie et de la construction. Trois secteurs réputés pénuriques. 

Le métier de carrossier automobile notamment, est considéré comme celui étant le plus en tension avec 86% de projets de recrutement jugés difficiles par les employeurs. Mais d'autres doivent également faire face à un déficit de candidatures :

  • géomètres,
  • régleurs,
  • couvreurs,
  • charpentiers (bois),
  • vétérinaires,
  • aides à domiciles et aides ménagères,
  • mécaniciens et électroniciens de véhicules,
  • agents qualifiés de traitement thermique et de surface,
  • dessinateurs en électricité et en électronique.

Pour réussir à embaucher, les entreprises doivent d'une part, faire preuve d'attractivité pour séduire les candidats et d'autre part, s'ouvrir à des profils atypiques ou non qualifiés qu'il faudra former. En effet, pour pallier la demande, de nombreux acteurs de l'emploi, comme le Groupe ACTUAL, mettent en place des solutions innovantes combinant formation et recrutement, sur la base de partenariats avec les entreprises qui recrutent. Le domaine de la métallurgie l'a bien compris et s'efforce de multiplier les avantages : 92% des salariés bénéficient d'un CDI et le secteur fait la part belle à la formation de ses salariés. Le chômage a certes baissé en 2018 et poursuit sa décroissance en 2019, mais l'offre ne rencontre pas toujours la demande ! Question de mobilité ? De salaires ? D'accessibilité ? De compétences ?

Si vous avez un projet d'évolution professionnelle, de reconversion ou que vous êtes à la recherche d'un emploi n'hésitez pas à vous tourner vers votre conseiller ACTUAL. Que vous soyez jeune diplômé, demandeur d'emploi, salarié ou senior, il saura vous orienter et vous accompagner dans la mise en œuvre de votre projet professionnel !

Sources : Pôle Emploi, Insee, Jobfeed, OCDE, Le Parisien